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Artisans et commerçants d'hier et d'avant-hier...

Le Bazar de la Modernité : Un arrêt chez Emil Bœrschi en 1910

Véritable institution locale située au pied du célèbre "Stockbrunne", la maison Emil Bœrschi était bien plus qu'une simple quincaillerie: c'était le temple du progrès domestique !

Un commerce aux mille facettes

À cette époque, Emil Bœrschi ne se contente pas de vendre des clous et des vis. Son établissement est un mélange fascinant de plomberie-installation et de magasin spécialisé pour la maison et l'agriculture. Les publicités de l'époque nous révèlent un inventaire hétéroclite qui ferait rêver n'importe quel curieux:

  • Pour le confort moderne: On y installe le gaz, les conduites d'eau et même des systèmes de tirage de bière. Les clients les plus aisés viennent y choisir des baignoires émaillées ou des "cabinets de toilette" (closets) dernier cri.

  • Pour les ménagères: C’est l’ère de la révolution des conserves! Bœrschi propose l'appareil de stérilisation "Kieffer", promettant aux familles de garder leurs fruits et légumes frais bien au-delà de la saison.

  • Pour les artisans de la terre: Entre les rayons de plumeaux et de poudres à récurer "Ruborin", les viticulteurs du pays de Barr viennent s'équiper en sulfateuses "Vermorel", tandis que les apiculteurs y trouvent leurs rayons de cire et leurs extracteurs de miel.

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Un décor de carte postale

La devanture, que l'on devine sur les clichés anciens, déborde sur le trottoir. On y voit des baquets, des paniers et des outils exposés sous l'enseigne. A droite de la photo, le pharmacien Killian se tient sur le pas de son officine. Le bâtiment, avec son architecture typique et ses volets à jalousies, fait face à l'obélisque de la fontaine, marquant l'entrée du centre commercial barrois.

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Pourquoi ce magasin était-il unique ?

Ce qui frappe dans les réclames de Bœrschi, c’est cette promesse constante : "Bedeutend billiger" (nettement moins cher) et une qualité garantie. Qu'il s'agisse de verres à conserve "cristal pur" ou de miel de fleurs garanti pur, Emil Bœrschi avait compris avant l'heure l'importance de la diversité et du service de proximité.

Aujourd'hui, ces publicités jaunies et ces photos sépia nous rappellent une époque où la Grand-Rue de Barr était le cœur battant d'un savoir-faire qui mêlait artisanat et commerce de détail.

Alfred Schmidt a succédé à Emile Boerschi en 1927. Ce commerce a perduré jusque vers 1990 !

1910 : La Maison Schultes & Trautwein, Ph. Bürgy

Vers 1910, le numéro 23 de la Langstrasse (Grand-rue) était une adresse incontournable pour quiconque cherchait l’élégance et la précision : l’établissement Schultes & Trautwein.

Une vitrine sur le raffinement alsacien

La devanture de l’époque, telle qu’on peut la voir sur les photographies anciennes témoigne d’une maison de confiance. On y trouvait "Uhren, Bijouterie & optisches Waren-Lager" — un dépôt d’horlogerie, de bijouterie et d’instruments d’optique.

La boutique proposait tout ce que la bourgeoisie et les vignerons aisés de la région pouvaient désirer :

  • Des montres en argent pour les communions et confirmations (dès 10 Marks !).

  • Des bijoux raffinés pour les fêtes de Pâques et de Noël.

  • Des instruments d'optique, indispensables à une époque où la science et la précision devenaient accessibles au grand public.

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L'horlogerie bijouterie Schultes & Trautwein (photo Chr. Guth)

Un savoir-faire gravé dans le bois et le métal

Les objets qui nous parviennent aujourd'hui de cette boutique sont de véritables trésors d'artisanat. Voyez ce magnifique baromètre-thermomètre mural en bois sculpté : orné de feuilles de vigne (un hommage évident au terroir viticole de Barr), il porte fièrement la signature de Philipp Bürgy.

Le cadran nous indique les prévisions météorologiques en allemand : Stürmisch (tempétueux), Regen (pluie), Veränderlich (variable), Schön (beau) et S. Trocken (très sec). C’était l'outil indispensable du quotidien, mariant l'esthétique "Forêt-Noire" au besoin de précision météorologique.

Plus qu'un magasin : un atelier de précision

Les publicités de l'époque insistaient sur la "Reparatur-Werkstätte" (l'atelier de réparation). Philipp Bürgy ne se contentait pas de vendre; il entretenait et réparait "tout type d'objets d'optique et de bijouterie" ainsi que des automates musicaux. C’était une époque où l’on achetait pour la vie, avec une "garantie de satisfaction totale".

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Un héritage vivant

Aujourd'hui, ces objets et ces encarts publicitaires sont les témoins d'une Alsace à la charnière des époques, entre tradition artisanale et modernité industrielle. Ils nous rappellent que derrière chaque bel objet de famille se cache souvent l'histoire d'un commerçant passionné de la Grand-rue.

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Un détour par le salon de coiffure d’Ernest Göttelfinger

Si vous vous promeniez dans les rues de Barr aux alentours de 1910, une enseigne aurait forcément attiré votre regard : celle d’Ernest Göttelfinger. Véritable figure locale, ce "Friseur" (coiffeur) ne se contentait pas de couper les cheveux ; il gérait un lieu de vie et d'élégance au cœur de la cité viticole.

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À travers les archives et les publicités de l'époque, on découvre son commerce installé au 27, Grand'Rue [1].

Le salon se présentait alors comme un "Moderner Frisier-Salon", un établissement moderne garantissant un service soigné pour une clientèle exigeante.​

Bien plus qu'une simple coupe de cheveux

Entrer chez Ernest Göttelfinger, c'était s'offrir une parenthèse de soin complète. Les services proposés témoignent du savoir-faire de l'époque :

  • Taille de barbe et coupe de cheveux : Exécutées avec une précision artisanale.

  • Parfumerie : Le salon proposait des essences "indigènes et étrangères", apportant une touche de luxe international à Barr.

  • Services annexes : Étonnamment pour nous aujourd'hui, on y pratiquait aussi l’arrachage de dents (Zahnziehen) et la pose de ventouses (Schröpfen), héritage des anciens barbiers-chirurgiens.

  • Le petit plus : Pour ces messieurs, le salon vendait également des cigares et cigarettes.

L'arrivée de la modernité

Avec le temps, Ernest a su moderniser ses outils. Ses annonces vantent l'arrivée du "Warm-Wasser-Apparat" (chauffe-eau) et même d'une tondeuse électrique [2], une véritable révolution technologique pour l'époque ! Bien que le salon soit principalement un "Herren-Salon" (salon pour hommes), il ouvrait ses portes aux femmes et aux enfants à des prix modérés.

 

 

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La photo présentée date plus probablement des années 1920

La devanture du salon, avec ses volets typiques et son grand panneau "SALON DE COIFFURE", reste un témoignage précieux de l'architecture commerçante de Barr. On imagine sans peine les clients patienter devant la vitrine, discutant des derniers potins du "Flacke" et de la vallée de la Kirneck en attendant leur tour.

[1] En 1910, Ernest Goettelfinger dispose d'un 2e salon de coiffure au N°17 de la Grand-rue.

[2] ce détail est étonnant, car l'électricité n'a été introduite à Barr qu'à partir de 1921 !

L'horlogerie BADER, au 7 grand-rue

L’élégance chez Charles Bader à Barr

Si vous remontiez la Grand-rue à Barr en 1910, une vitrine aurait irrémédiablement attiré votre regard au numéro 7. Entre toutes les vitrines, l’enseigne de la maison Charles Bader Fils brille d’un éclat particulier.
Nous avons poussé la porte de cet établissement qui est bien plus qu’une simple boutique : c'est le cœur battant de l’artisanat de précision alsacien.
Le fils Bader vient de reprendre le flambeau de son père (maison fondée en 1849). Mais ne vous y trompez pas, le jeune maître n’est pas un débutant. Fier de son titre d’horloger diplômé d’État, il a parcouru la France et l'étranger pour parfaire son art.
Il se murmure même en ville qu’il a rapporté le Premier Prix de l’exposition d’Alsace-Lorraine en 1902. Un gage de sérieux qui rassure les habitants de Barr et des environs.
Franchir le seuil, c’est entrer dans une caverne d'Alibaba mécanique. Le stock a doublé depuis la reprise, et l'offre est étourdissante :
Montres de poche : En or, argent ou nickel, dotées des meilleurs systèmes suisses.
Horlogerie monumentale : Des régulateurs battant la seconde avec une précision absolue, des réveils et des horloges de cuisine.
Bijouterie fine : Alliances, colliers et broches en or et argent pour les grandes occasions.
Optique : Un rayon moderne proposant lunettes, baromètres et thermomètres.
"Veuillez porter une attention particulière aux objets primés exposés dans ma vitrine" précise Charles Bader dans ses annonces. Et pour cause : la boutique est réputée pour être la "meilleure de la place".
Ce qui fait la force de la maison Bader, c’est son atelier de réparation : Il ne se contente pas de vendre, il "soigne" les mécanismes. Sa spécialité ? La réparation et la fabrication de pièces pour les mouvements les plus fins et les plus complexes.
Que vous soyez un vigneron cherchant une montre robuste ou un notable de la ville en quête d'une pièce d'orfèvrerie, le service est le même : prompt, soigné et garanti.
Le saviez-vous ? En 1910, posséder une montre de la maison Bader n'est pas seulement un besoin utilitaire, c'est un symbole de statut social et de confiance envers le savoir-faire local. 
Si vous passez par la Grand-rue, essayez de localiser sa vitrine !

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Carte postale publicitaire (collection privée)

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Reconstitution générée par IA

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Le même magasin de nos jours

Les sœurs FELLNER, Modes et Chapellerie, au 22 grand-rue 

41, Grand-rue, la maison HAUSWALD

Aujourd'hui passage, jadis lieu de vie et de travail !

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Sur le relevé cadastral de 1835, la maison est propriété de André DIETZ, tanneur. Au fond de la cour, deux bâtiments appartenaient alors à Jacques SOHN, cordonnier, un autre à Jean BROD, tanneur.

 

Sur la seconde vue qui date de la fin du XIXème siècle, l’usage de la maison semble être davantage artisanale que commerciale. L’enseigne n’est malheureusement pas lisible.  

Henri HAUSWALD, coutelier et mécanicien pour vélos, est né en 1883.

En 1911, il ouvre un atelier de coutellerie au 47 de la rue de la Kirneck, avant de s’installer dans cette maison en septembre 1913, après y avoir apporté des transformations, notamment de façade, en vue d’en faire un commerce et son habitation.

 

Au fond de la cour, les bâtiments se transformeront progressivement en atelier et dépendances pour l’activité HAUSWALD.

 

Comme en atteste la publicité ci-dessous, parue en 1914 dans le journal cantonal de Barr (Barrer Kantonsblatt), HAUSWALD vend également des machines à coudre, une large gamme de pneus ainsi que de la coutellerie en provenance de France et d’Allemagne. Et on y répare les vélos, bien entendu.

 

Henri qui fut également conseiller municipal et animateur du vélo-club de Barr, décèdera en 1944. Son fils, né en 1914, également prénommé Henri, reprendra l’activité jusqu’à sa mort en 1973. Son épouse Irène, née RIEGER, la poursuivra quelques années encore, jusqu’à sa retraite, soutenue notamment par l’employé Raymond KOHLER. Elle décèdera en 2003. Du couple HAUSWALD sont nés trois enfants, Huguette, Henri et Marianne.

 

Le bâtiment ainsi que ses dépendances seront rachetés par la Ville de BARR, fin du XXème siècle, pour l’aménagement d’un parking public accessible depuis la grand-rue.

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L'ouverture du commerce a eu lieu le 6 septembre 1913
Auparavant H. Hauswald tenait son commerce rue de la Kirneck

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publicité d'octobre 1913 - Barrer Kantonsblatt

années 1920 - Collection Roland Flecksteiner (post-colorisée)

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fin du XIXème siècle (post-colorisée)
(collection Ph. Schultz)

années 1920, cour Hauswald (collection Ph. Schultz)

Le ferblantier du 4 rue de l'Église, autour de 1910

par Philippe SCHULTZ

documents : Georges ANDRES

Charles KORNMANN tenait son atelier de ferblantier et son commerce au 4, rue de l'Église (aujourd'hui n°3).

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Dans sa vitrine, de nombreux objets usuels indispensables à la vie quotidienne de l'époque : des ustensiles de cuisine, des arrosoirs, des tuyaux de poêle, sans oublier les lampes à pétrole qui permettaient d'éclairer les logements, à une époque où les installations électriques étaient encore inexistantes à Barr. Plus haut, à droite, on observe l'atelier du mécanicien Jean Germain DIETZ. 

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Charles Kornmann et sa famille à l'étage.

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Charles Kornmann (à droite), entouré de ses deux fils Adolphe et Henri et de sa femme Salomé. 

Ce qu'il reste de ce commerce, aujourd'hui...

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Charles Kornmann et son apprenti

Les chaudronniers du 10 place de la Mairie

par Philippe SCHULTZ

et Jean-Daniel LIEBAU

L’actuel 10, place de la Mairie, mérite une attention, comme d’ailleurs beaucoup de bâtiments barrois chargés d’histoire. Une modification de la numérotation des immeubles de la place remontant au lendemain de la seconde guerre mondiale, le bâtiment était anciennement identifié sous n°9. La construction remonte probablement à la fin du XVIIIème siècle, voire au tout début du XIXème. En tout état de cause, l’immeuble tel que nous le connaissons est le fruit d’une reconstruction, à minima d’une transformation importante d’un bâtiment existant, puisqu’il est déjà question d’une auberge implantée à cet endroit, dans la seconde moitié du XVIIème siècle [1].

 

Les plus anciens tenanciers de cette auberge dite « des Deux Clefs » (zum Schlüssel) ayant pu être identifiés sont Peter SPECKEL et sa femme Christina KORN qui l’exploitaient de 1649 à 1663 [1]. Il n’est pas à exclure qu’elle existait déjà au XVIème siècle, comme l’indique Philippe VOLUER dans « Le grand livre de la bière en Alsace » (éditions Place Stanislas, Nancy, 2008). Toutefois, le même auteur mentionne que l’immeuble a servi de brasserie jusqu’au début du XXème siècle, devenant même, en 1924, entrepôt de la brasserie KLEINKNECHT de SCHILTIGHEIM. Il y a là, visiblement, une confusion avec la brasserie voisine « Le Brochet » qui porte aujourd’hui le n°9. Comme quoi les meilleurs historiens, parfois, se trompent…

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Jean-Marie LE MINOR [1], quant à lui, site une liste d’aubergistes qui se termine, en 1789, avec Mathias MOERLEN et sa femme Maria Catharina DEGERMANN. Le cadastre napoléonien de Barr de 1835 [2] attribue en effet la propriété de l’immeuble aux héritiers de Mathias MOERLEN, sous parcelle 336 comportant la maison donnant sur la place ainsi qu’une cour et des dépendances.

Le document photographique le plus ancien dont nous avons connaissance date d’avant la première guerre mondiale.

 

Il représente quatre ouvriers de l’entreprise FELLNER-GUNTHER, fabriquant de machines et chaudronnier, dont on constate une partie de l’enseigne sous une autre, plus ancienne, qui surplombe la porte cochère et sur laquelle on peut lire « CHAUDRONNIER R. DIETZ MECANICIEN ».

 

Tout porte à croire que cette inscription, en langue française, date d’avant 1871. A gauche de la vue, un commerce de produits alimentaires et ménagers qui semble ne pas être en rapport avec l’activité  artisanale implantée dans la cour de l’immeuble.

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Richard DIETZ (1827-1896) fut maire de Barr de 1881 à 1896. Entouré de ses deux adjoints Auguste TAUFFLIEB, banquier, et Gustave DEGERMANN, industriel tanneur, il se consacra au développement de la Ville dont la mise en place de l’adduction d’eau, autrement dit de l’alimentation en eau courante et potable des rues et maisons de Barr. C’est ce chantier qui, compte tenu de la profession de mécanicien qu’exerçait Richard DIETZ, constitua le projet le plus marquant de son mandat. [3]

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Après le décès de Richard DIETZ, en 1896, l’entreprise, au demeurant florissante, fut un temps reprise par Guillaume GRUCKER (1843-1932), mécanicien, à en croire l’entête d’une facture de 1925 mentionnant les deux prédécesseurs de FELLNER et GUNTHER [4].

Vers 1910

Richard DIETZ (1827-1896)

L’association FELLNER-GUNTHER prend donc en main la destinée de l’entreprise, vraisemblablement autour de 1910.

 

Elle est alors constituée de Pierre Jacques FELLNER (1859-1925) et Guillaume (Wilhelm) GUNTHER père (1871-1929). Au décès de Jacques FELLNER, en 1925, Guillaume GUNTHER père poursuit l’activité.

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Guillaume GUNTHER a deux fils : Guillaume (1909-1940) et Edouard (1902-1947) qui reprennent l’entreprise au décès de leur père, en 1929. C’est Guillaume qui en devient le patron.

 

L’entreprise emploie alors jusqu’à 10 personnes ! Elle fabrique des pièces de chaudronnerie, des alambics, des petites machines agricoles telles que pulvérisateurs et pressoirs ainsi que des machines à laver.       

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Annonce 1913 - Barrer Kantonsblatt

Guillaume GUNTHER (père) au centre avec ses employés, vers 1910

(5ème à partir de la gauche)

Au centre les frères Guillaume et Edouard

L’immeuble est acquis le 15 juillet 1935, en indivision, par les frères Guillaume et Edouard GUNTHER [5]. Il appartenait jusque-là aux héritiers d’Elise DIETZ, épouse ZIEGELMEYER (1856-1923), fille de Richard DIETZ.  

 

Guillaume GUNTHER décède tragiquement en 1940, à la suite d’un accident de circulation au carrefour de la Poste à Barr. Il n’avait que 31 ans et laisse sa femme Suzanne GRUCKER (1906-1979) et leur fille Mireille, future épouse Robert LIEBAU, née en 1931.

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Suzanne poursuit son activité dans le magasin de vente situé dans l’immeuble et qui commercialise les produits de la maison, tandis que la production est à présent confiée à Edouard, le frère de Guillaume. Celui-ci décèdera également de manière prématurée en 1947, à l’âge de 45 ans.

 

A nouveau, l’entreprise connait un chamboulement important, mais poursuit son activité grâce à l’un de ses employés Henri WANNER (1905-1986) qui, quelques années plus tard, épousera Suzanne, la veuve de Guillaume GUNTHER.

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Tant le commerce que la production continueront, certes à effectif plus réduit, jusque dans les années 1960, à la retraite des époux WANNER. Le local du rez-de-chaussée est resté en activité jusqu’à nos jours, entre une agence immobilière, un cabinet d’expertise comptable, un éditeur etc.

 

Le 10 place de la Mairie (anciennement 9), après avoir été propriété de Richard DIETZ et ses héritiers, aura donc passé dans les mains des frères GUNTHER, en 1935, puis des héritiers de Guillaume GUNTHER. Il est depuis 2009 propriété de Jean-Daniel LIEBAU, fils de Mireille née GUNTHER et petit-fils de Guillaume GUNTHER.

La fabrication de pressoirs (années 1920)

L'accident de Guillaume GUNTHER

Exposition artisanale

le magasin WANNER dans les années 1950

[1] Société d’Histoire et d’Archéologie de Dambach-la-Ville Barr Obernai – annuaire 1979 (Jean-Marie LE MINOR)

[2] Archives départementale du Bas-Rhin - Barr

[3] Die Stadt Barr - p. 267 – Dr Frédérique HECKER – 1911 – Strassburger Druckerei und Verlagsanstalt – Filiale Colmar

[4] Jean-Daniel LIEBAU

[5] Jean-Daniel LIEBAU acte de vente

Photos : Jean-Daniel LIEBAU

Les restaurants et brasseries des années 1930 à 1960

[1]

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